Notre histoire
Le 08/10/2015 | Mis à jour le 30/08/2026
L’histoire de Graphicaderme commence à Avignon en 1986. Elle ne se résume toutefois ni à une date ni à l’ouverture successive de plusieurs studios. Elle raconte la construction d’une pratique, la formation d’équipes et la transmission d’une certaine conception du tatouage : prendre le temps, maîtriser le geste et considérer chaque projet dans sa singularité.
Depuis ses débuts, Graphicaderme évolue sans renier son point d’ancrage. Les lieux et les générations changent, mais une même culture du métier continue de relier les artistes du collectif.
1986 : les débuts d’Art Tattoo à Avignon
En 1986, Stéphane Chaudesaigues s’installe comme tatoueur professionnel à Avignon, à quelques minutes du Palais des Papes. Le premier atelier porte alors le nom d’Art Tattoo.
Le lieu est encore modeste, mais les fondations sont déjà présentes : travailler proprement, progresser par la pratique et inscrire le tatouage dans la durée. À une époque où le métier demeure peu structuré et souvent mal compris, l’atelier se construit autour d’une exigence technique et d’une attention particulière portée à l’accueil des personnes tatouées.
En 1988, Art Tattoo devient Graphicaderme. Ce nouveau nom marque le début d’une identité destinée à dépasser le cadre d’un seul atelier. Graphicaderme devient une signature commune, associée à une méthode de travail, à une culture professionnelle et à une histoire qui reste profondément liée à Avignon.
Du studio fondateur à plusieurs ateliers
À partir du studio fondateur d’Avignon, Graphicaderme se développe progressivement dans le sud de la France. Un atelier ouvre à Orange en 1990, puis le parcours du collectif passe par Nîmes en 1994, Vaison-la-Romaine en 1999 et Valence en 2003.
Certains de ces lieux appartiennent aujourd’hui à l’histoire de Graphicaderme, tandis que d’autres continuent de faire vivre le collectif. Cette évolution n’a jamais été une simple recherche d’expansion. Chaque atelier s’est construit autour de personnes, de pratiques et d’habitudes de travail partagées.
Le développement de Graphicaderme a également permis à des artistes aux sensibilités différentes de travailler dans un cadre commun, tout en conservant leur identité. Cette diversité constitue l’une des forces du collectif.
Paris et La Bête Humaine – Atelier 168
En 2006, l’histoire se poursuit à Paris avec l’ouverture de La Bête Humaine – Atelier 168. Implanté entre le quartier du Marais et le Centre Pompidou, cet atelier permet à Stéphane Chaudesaigues de retrouver une pratique plus concentrée sur le rendez-vous, les grandes compositions et le temps nécessaire à leur réalisation.
Paris devient aussi un lieu de rencontres professionnelles. Des tatoueurs français et étrangers y travaillent, y échangent leurs méthodes et confrontent leurs expériences. Cette période renforce la dimension internationale de Graphicaderme sans rompre le lien avec les ateliers du sud de la France.
Le Cantal, un autre point d’ancrage
Très attaché au Cantal et à l’histoire portée par son nom, Stéphane Chaudesaigues ouvre ensuite un atelier à Chaudes-Aigues. Ce lieu ne constitue pas un éloignement de l’histoire de Graphicaderme, mais son prolongement dans un territoire familial et personnel.
Le studio Graphicaderme de Chaudes-Aigues devient un espace de travail, de rencontres et de réflexion autour du métier. Il accompagne également les initiatives développées dans le village autour du tatouage, de sa culture et de sa transmission.
Une histoire familiale fondée sur la transmission
Graphicaderme s’est construit avec des collaborateurs de longue date, mais également dans un environnement familial où le dessin, l’observation et la pratique du tatouage occupent une place centrale.
Steven Chaudesaigues a grandi dans cette culture du métier. Son apprentissage s’est effectué progressivement, par le dessin, la répétition, l’observation des gestes et la confrontation aux réalités quotidiennes d’un atelier. Son parcours entre les studios d’Orange et de Bastia prolonge aujourd’hui cette histoire, avec une pratique personnelle nourrie par l’expérience transmise et par ses propres recherches.
Tamara Chaudesaigues développe, de son côté, une approche inspirée notamment par l’Art Nouveau et l’Art Déco. Son travail montre que la transmission ne consiste pas à reproduire un style ou une manière de faire. Elle fournit des bases, une discipline et une culture à partir desquelles chaque artiste peut construire son propre langage.
D’autres tatoueurs, pierceurs et collaborateurs participent à cette continuité. Certains travaillent durablement au sein des studios, tandis que d’autres interviennent ponctuellement. Tous contribuent, par leurs parcours et leurs sensibilités, à faire évoluer Graphicaderme sans effacer ce qui l’a fondé.
Découvrir les artistes et les membres du collectif Graphicaderme.
Des invités internationaux et une culture de l’échange
Au fil des années, les studios Graphicaderme ont accueilli des artistes reconnus de la scène internationale. Shane O’Neill, Nikko Hurtado, Dan Marshall, James Kern, Tim Kern, Liorcifer ou encore Bugs font partie des tatoueurs venus partager leur travail et leur expérience au sein des ateliers du collectif.
Ces invitations ne relèvent pas d’une simple recherche de prestige. Elles permettent aux artistes de comparer leurs méthodes, d’observer d’autres façons de composer et de maintenir un dialogue avec les différentes cultures du tatouage.
La transmission fonctionne ainsi dans les deux sens : entre les générations, mais aussi entre professionnels issus de pays, de styles et de parcours différents.
Graphicaderme aujourd’hui
Graphicaderme est parfois présenté comme un réseau. Le terme de collectif décrit plus justement sa réalité. Il existe plusieurs studios et plusieurs équipes, mais leur cohérence ne repose pas uniquement sur une enseigne. Elle repose sur une histoire commune, des règles professionnelles partagées et une certaine manière d’accompagner les projets.
Le collectif est aujourd’hui présent à Avignon, Orange, Vaison-la-Romaine, Chaudes-Aigues et Bastia, avec des espaces consacrés au tatouage ou au piercing. Cette implantation continue d’évoluer avec les personnes qui font vivre chaque atelier.
Consulter la liste des studios Graphicaderme.
Une continuité plutôt qu’un héritage figé
Depuis 1986, les techniques, les styles et le regard porté sur le tatouage ont profondément changé. Graphicaderme a accompagné ces transformations sans chercher à reproduire indéfiniment le passé.
L’expérience accumulée constitue une base, pas une limite. Elle se transmet par les gestes, les échanges, la préparation des projets et la responsabilité prise face à la personne tatouée. Chaque génération se l’approprie ensuite pour faire évoluer l’atelier et le collectif.
C’est cette continuité, plus que la seule longévité de l’enseigne, qui définit aujourd’hui Graphicaderme.
Questions fréquentes sur l’histoire de Graphicaderme
Quand Graphicaderme a-t-il été créé ?
L’histoire de Graphicaderme commence en 1986 à Avignon avec l’ouverture du premier atelier de Stéphane Chaudesaigues, alors nommé Art Tattoo. Le nom Graphicaderme est adopté en 1988.
Qui a fondé Graphicaderme ?
Graphicaderme a été fondé par Stéphane Chaudesaigues, tatoueur professionnel installé à Avignon depuis 1986. Le studio d’Avignon constitue le lieu fondateur du collectif.
Pourquoi le nom Graphicaderme ?
Le nom Graphicaderme apparaît en 1988 pour remplacer Art Tattoo. Il devient progressivement la signature commune de plusieurs ateliers et d’une culture professionnelle fondée sur la maîtrise technique, la rigueur et l’accompagnement des projets.
Dans quelles villes Graphicaderme s’est-il développé ?
Après Avignon, l’histoire de Graphicaderme passe notamment par Orange, Nîmes, Vaison-la-Romaine, Valence, Paris et Chaudes-Aigues. Le collectif est aujourd’hui présent dans plusieurs villes, dont Avignon, Orange, Vaison-la-Romaine, Chaudes-Aigues et Bastia.
Quelle place occupe la transmission chez Graphicaderme ?
La transmission occupe une place centrale. Elle concerne les techniques, la préparation des projets, les règles professionnelles et la culture du métier. Elle se construit entre les générations, mais aussi entre les artistes permanents et les tatoueurs invités.
Graphicaderme accueille-t-il des tatoueurs internationaux ?
Oui. Plusieurs artistes internationaux reconnus ont travaillé dans les studios Graphicaderme. Ces invitations permettent de partager des méthodes, des expériences et différentes cultures du tatouage.
Graphicaderme est-il un réseau ou un collectif ?
Graphicaderme est avant tout un collectif structuré autour de plusieurs studios. Sa cohérence repose sur une histoire commune, des pratiques professionnelles partagées et une culture de la transmission.
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