Stéphane Chaudesaigues, artiste de l’année – National Tattoo Association 1995

Le 26/05/2014 | Mis à jour le 20/01/2026 Salons : Chaudes-Aigues, AvignonTatoueur : Stéphane Chaudesaigues

Couverture du magazine Tattoo Magazine lors de la National Tattoo Association 1995, mettant en avant Stéphane Chaudesaigues

Skin Deep n°161 : Stéphane Chaudesaigues

Skin Deep Magazine consacre son numéro 161 à Stéphane Chaudesaigues, figure du tatouage français, autodidacte, artisan du réalisme et fondateur des studios Graphicaderme.

STÉPHANE CHAUDESAIGUES, LA BÊTE HUMAINE

Comment as-tu commencé dans le tatouage ?

« Je voulais devenir tatoueur et j’ai découvert la machine à tatouer quand j’avais 18 ans. »

Je suis né en 1968 et j’ai six enfants. Mes deux garçons, Steven et Wesley, travaillent avec moi à plein temps et j’en suis très fier. J’ai commencé à tatouer à 19 ans, à une époque où le tatouage n’était pas un métier facile à exercer. Aujourd’hui, le tatouage est devenu tendance. Les mêmes personnes qui le dénigraient autrefois s’y intéressent désormais.

À l’époque, les tatouages n’étaient pas décoratifs. Ils venaient de l’armée, de la prison, ils marquaient l’appartenance à un groupe. Ils faisaient peur. Pour moi, ils donnaient surtout le sentiment d’exister.

Je suis autodidacte. J’ai commencé à me tatouer moi-même à treize ans, avec des aiguilles à coudre trempées dans de l’encre.

Le tatouage m’a permis de me construire, tout en me plaçant en marge de la société française. C’était le prix à payer pour me sentir accompli.

Qu’est-ce qui t’a motivé ?

Mes premiers tatouages ont été réalisés par Elvis, rue de la Roquette à Paris, puis par Bruno, rue Germain Pilon. Je me suis mis à mon compte en 1986 et j’ai ouvert mon premier atelier à Avignon, place Pignotte. Il s’appelait Art Tattoo avant de devenir Graphicaderme.

C’était difficile de commencer ?

J’ai fait beaucoup d’erreurs, mais j’ai persévéré. Chaque tatouage devait être meilleur que le précédent. Au fond, j’étais terrifié.

Ton style ?

Le réalisme. Noir et gris principalement, parfois la couleur. J’aime travailler avec les courbes naturelles du corps et rendre les images aussi proches que possible de la vie.

Comment vois-tu l’évolution du tatouage ?

Il est plus facile d’apprendre aujourd’hui, mais la concurrence est féroce. Les standards sont plus élevés. Je respecte profondément les artistes qui apportent quelque chose de sincère au tatouage.


National Tattoo Association – Nashville 1995

La seizième convention de la National Tattoo Association s’est tenue du 16 au 19 mars 1995 à l’hôtel Renaissance de Nashville, Tennessee.

L’événement ressemblait à de véritables Olympiades du tatouage. Quinze pays étaient représentés, dont la France, les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni.

Les concours se sont déroulés le vendredi, jugés par six figures internationales du tatouage. Le public a ensuite été accueilli tout le week-end dans une atmosphère intense et exigeante.

UNE ÉQUIPE DE FRANÇAIS A MONTRÉ SES VRAIES COULEURS

La délégation française était venue des quatre coins de l’Hexagone. Stéphane Chaudesaigues représentait Avignon aux côtés de Dimitri, Franck et Miss Pic. Le vendredi, les résultats sont tombés.

Stéphane Chaudesaigues a été nommé Artiste de l’année.

Cette reconnaissance internationale a marqué une étape importante dans son parcours et a contribué à installer durablement son travail sur la scène mondiale du tatouage.

Lire aussi :
Stéphane Chaudesaigues, Artiste de l’année – Nashville 1995

Sélection de pages de Tattoo Magazine présentant le travail de Stéphane Chaudesaigues lors de la National Tattoo Convention
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Stéphane Chaudesaigues en chemise rouge entouré de participants tatoués lors de la National Tattoo Convention
Stéphane Chaudesaigues en chemise rouge entouré de participants tatoués lors de la National Tattoo Convention

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